Où manger à San Remo ? (Le guide pour éviter les pièges et manger "Vero Italiano")

On ne va pas se mentir : dès qu’on descend du car à San Remo pour son shopping, surtout un jour de marché, l’estomac commence à crier famine. La tentation est immense de s’affaler à la première terrasse venue sur la place principale ou à l’ombre du Casino. C’est l’erreur classique que font 90 % des visiteurs. Résultat ? Vous allez payer un plat de pâtes trop cuites à 18 euros, avec un « pesto » qui sort d’un pot industriel acheté au supermarché du coin. Si vous voulez le vrai goût de la Ligurie, celui qui vous fait dire « Ah ouais, quand même », il faut accepter de s’enfoncer un peu dans les tripes de la ville de San Remo, là où les locaux se bousculent entre deux achats de cuir.

Les prochaines excursions :

La survie commence au Mercato Annonario

Le premier secret des habitués, c’est le Mercato Annonario (le marché couvert). Ce n’est pas juste un endroit où l’on achète des légumes, c’est le garde-manger de la ville. Autour du marché, vous trouverez de minuscules « tavola calda » (tables chaudes) ou des boulangeries qui ne paient pas de mine. C’est ici qu’on trouve la Sardenaira. C’est la spécialité locale absolue : une sorte de pizza haute, sans fromage (important !), généreuse en sauce tomate, avec des anchois, des câpres, des olives de Taggia et des gousses d’ail entières. C’est brut, ça réveille les papilles, et ça coûte trois fois rien. On la mange debout, un bout de papier gras à la main, en regardant les grands-mères italiennes négocier le prix des artichauts. C’est ça, la vraie vie.

La quête du Pesto parfait : Une affaire d’État

Si vous avez un peu plus de temps et que vous voulez vous asseoir, fuyez les menus avec des photos de plats. Montez vers La Pigna, la vieille ville. Dans ces ruelles sombres, cherchez les Osterias. L’incontournable, c’est les Trofie al Pesto. Les Trofie, ce sont des petites pâtes torsadées qui accrochent la sauce. Le vrai pesto ligurien, il est vert vif, presque fluorescent de fraîcheur. Il est fait avec du basilic de Pra, des pignons de pin, du pecorino et beaucoup d’huile d’olive de la région. Si votre pesto est marron ou terne, fuyez. Accompagnez ça d’un verre de vin blanc local comme le Pigato. C’est frais, c’est sec, et ça nettoie le palais parfaitement avant de s’attaquer au dessert.

Le rituel du café : Ne pas passer pour un « Forestiero »

Un dernier mot sur le café. En Italie, le café est une religion, mais une religion avec des règles strictes. Ne commandez jamais un cappuccino après 11h du matin, sauf si vous voulez que le serveur vous regarde comme un extraterrestre. Le cappuccino, c’est pour le petit-déjeuner. À midi ou à 16h, on prend un Espresso (on dit juste « un caffè ») ou un Macchiato (avec une larme de lait). Buvez-le au comptoir, c’est moins cher et c’est là que se passe l’action. Le truc en plus ? Demandez un « Caffè Scuro » si vous le voulez très serré.

L’énorme avantage de venir avec ShopTrip, c’est que vous n’avez pas à gérer la somnolence post-repas derrière un volant sur l’autoroute A8. Vous pouvez vous autoriser ce deuxième verre de vin ou cette petite Grappa pour digérer. Au retour, votre bus pour San Remo, on s’occupe de la route, vous vous occupez du plaisir.