Où manger à Irun et Béhobie ? (Le guide des vraies saveurs basques)

On ne va pas se mentir : quand on débarque à Irun Béhobie avec sa liste de courses, on a souvent la tête ailleurs qu’à la gastronomie fine. On veut remplir le chariot, point barre. Mais après deux heures à piétiner dans les rayons de tabac et d’alcool, l’estomac finit par réclamer son dû. La plupart des gens font l’erreur de s’arrêter à la première cafétéria de Venta venue pour s’enfiler un sandwich décongelé à 8 euros. Erreur. Béhobie et le centre d’Irun regorgent de pépites où l’on mange comme des rois pour le prix d’un ticket de parking à Bordeaux.

Les prochaines excursions :

Le « Menu del Dia » : L’institution espagnole

Si vous voulez manger comme un local, cherchez l’écriteau « Menu del Dia ». C’est la base en Espagne. Pour environ 12 à 15 euros, vous avez une entrée, un plat, un dessert, le pain et souvent le vin (ou l’eau) inclus. Dans les Ventas historiques de Béhobie, comme la Venta Peio ou certaines enseignes plus petites en retrait de la route principale, on vous sert une cuisine de « maman » : des lentilles au chorizo qui tiennent au corps, une paella honnête ou une merluza (merlu) à la plancha. C’est efficace, c’est rapide, et ça vous donne l’énergie pour porter les packs de lait jusqu’au car.

Les Cidreries (Sagardotegia) : L’expérience authentique

Si vous avez un peu plus de temps avant le départ du car, ou si vous voulez marquer le coup, cherchez une cidrerie. Attention, c’est du sérieux. On n’est pas là pour faire de la figuration. Le menu est immuable : omelette à la morue, morue frite aux poivrons, et la fameuse Txuleta (une énorme côte de bœuf grillée au feu de bois). Le tout arrosé de cidre que vous allez chercher directement au tonneau (le txotx). C’est bruyant, c’est convivial, et ça sent le feu de bois. C’est le genre d’endroit où l’on comprend que la frontière n’est qu’une ligne sur une carte : ici, on célèbre le produit brut.

Le rituel des Pintxos au centre d’Irun

Pour ceux qui préfèrent le grignotage chic, il faut s’éloigner un peu du tumulte de Béhobie et rejoindre le centre d’Irun. C’est là que se trouvent les vrais bars à pintxos. Contrairement aux tapas, le pintxo est une petite œuvre d’art posée sur une tranche de pain. Mon conseil ? Ne restez pas dans un seul bar. Faites comme les Espagnols : un verre, un pintxo, et on passe au suivant. Goûtez au Gilda (olive, piment, anchois), c’est l’emblème du coin. C’est frais, ça pique un peu, et ça se marie parfaitement avec un petit verre de Txakoli, ce vin blanc perlant très local.

L’avantage de venir avec ShopTrip ? Vous n’avez pas le stress du « qui conduit ? ». Si vous avez un peu forcé sur le cidre ou le Txakoli (avec modération, bien sûr), vous avez juste à vous affaler dans votre siège inclinable. Le chauffeur s’occupe de la route, vous vous occupez de la digestion. On n’est pas bien, là ?